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photovoltaïques sur les toitures végétalisées.

La grande Halle encore debout et témoin de l'ancienne activité industrielle de la ville est dans ce projet, réhabilité en gare grâce à son volume et à sa position centrale sur le site. Elle abritera également l'élément moteur du pôle qu'est le centre de formation et les pépinières d'entreprises. Elle devient la figure emblématique du site, tout en étant un lieu d'exposition qui fait le lien entre intérieur et extérieur, offrant au pôle une communication quotidienne de son activité au grand public. La grande halle devient donc une immense serre d'une centaine de mètres au sein de laquelle se réalise le pivot entre le public et l'activité du site.
Pour connecter le site à son environnement, les circulations douces sont favorisées : les flux automobiles sont tolérés de manière à ne pas enclaver

l'ancien bourg, mais scindés par rapport aux flux piétons et cyclistes.
Pour le jeune architecte, il est assez décevant de voir que l'on est encore aujourd'hui obligé de récompenser des projets liés à l'environnement ou aux énergies renouvelables : cette prise en compte devrait être inhérente à tout projet et intervenir dès les premières ébauches de conception a-t-il expliqué. Cependant il est convaincu que ce type de récompense peut contribuer à un changement d'attitude. S'il ne manque qu'une impulsion pour que les architectes s'engagent, c'est peut-être la bonne manière d'agir : intervenir auprès des étudiants et jeunes architectes pour qu'ils adoptent tout de suite les bonnes habitudes. Selon lui, les futurs diplômables de l'INSA Strasbourg seraient environ 5 ou 6 à se préoccuper de ce thème pour leurs projets de fin d'étude. Il espère évidemment que cette proportion ne cesse de croître.
Édouard Molard a donc réussi son pari en apportant la preuve que la grande halle menacée de destruction peut être réutilisée, et que nous ne sommes pas obligés de détruire ce que l'on considère aujourd'hui comme patrimoine industriel de la région.
À l'heure actuelle, la réalisation du projet sous cette forme n'est pas encore d'actualité, même s'il est de moins en moins utopique. Il est toutefois possible qu'un pôle d'excellence sur le Développement Durable se fasse sur Saint Étienne Métropole. La ville de Lorette serait alors bien placée pour l'accueillir. A court terme, il est prévu d'organiser des événements dans l'ancienne halle comme la prochaine biennale du design et à plus long terme une gare pourrait bien voir le jour sur la liaison Saint Étienne-Lyon, des études se lançant actuellement dans ce sens.
Quoi qu'il en soit, ce projet est avant tout une mise en images de rêves, véritable point de départ

des réflexions sur un patrimoine oublié. Aujourd'hui, nul ne sait sous quelle forme il se concrétisera, conclut Édouard Molard.

F. LABY
1 mars 2006
http://www.actu-environnement.com/ae/news/1573.php4
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